Des questions que tout le monde se pose…

 

Acheter des biens, des services ou des prestations auprès des organisations de l’insertion par l’activité économique ou inciter vos propres prestataires à collaborer avec ces dernières ne présente pas de difficultés majeures. Les problématiques rencontrées sont les mêmes que celles auxquelles vous pouvez être confronté lors du recours aux PME classiques. Ni plus, ni moins.

 

Faut-il des moyens financiers spécifiques pour faire des achats socialement responsables ?

« L’achat socialement responsable ne coûte pas plus cher. Dans le secteur des espaces verts ou du traitement des déchets, les prix sont équivalents à ceux pratiqués par des entreprises classiques. Et puis, nous ne réfléchissons plus en « coût d’acquisition » des biens et des services. Il faut intégrer les coûts indirects des prestations liées par exemple à la logistique ou aux transports. Les SIAE, qui sont des entreprises locales, apportent des réponses concrètes aux stratégies achats articulées autour de la notion de coût global. » — Karine Ondet, Directrice Développement durable, Branche Service-courrier-colis, Groupe La Poste

 

Ne vais-je pas perdre en qualité en travaillant avec des entreprises qui embauchent des personnes éloignées de l’emploi ?

« La médiathèque a un retour très positif de la prestation d’insertion [le conseil général a lancé un marché pour plastifier des livres, dont un atelier et chantier d’insertion a été attributaire]. La qualité de la couverture est même plus importante car auparavant, avec le transport logistique, des cartons arrivaient abîmés ou étaient parfois perdus. Aujourd’hui, grâce à un acteur local de l’insertion, la communication est beaucoup plus facile pour un coût qui n’a pas augmenté. » — Manuel Martinez, Chargé de mission au Conseil général de l’Hérault